L’impact économique des AVC

Au-delà du pronostic sévère et des séquelles graves pour les patients, les AVCs ont un impact socio-économique considérable du fait de la prise en charge hospitalière qu’ils nécessitent ainsi que du handicap permanent qui nécessite chez certains patients une prise en charge coûteuse de la dépendance induite.

Du fait de sa plus grande sévérité et de l’absence de traitement efficace à ce jour, l’impact économique de l’hémorragie intracérébrale représente près de la moitié du coût sociétal des AVCs, constituant ainsi une charge majeure pour la santé publique. Cet impact est accentué par le fait que cette forme d’AVC survient bien souvent à un âge où les patients sont encore en phase d’activité professionnelle active.

En France, les séquelles graves d’une hémorragie intracérébrale sont considérées comme une Affection Longue Durée (ALD), ce qui signifie que toutes les dépenses de soins de santé sont prises en charge par le système de protection sociale : € 12,860 par patient et par an pour une dépense directe totale de M€ 1 430 chaque année sur ces seules ALD .

Aux Etats-Unis, les coûts engagés pour les frais d’hospitalisation initiaux sont de $ 28 360 par patient victime d’hémorragie intracérébrale et les coûts après la sortie de l’hôpital sont de $ 16 035 la première année.

Grâce à l’amélioration des procédures d’urgence, le risque de décès est en baisse. Pour autant, la perte d’autonomie prolongée augmente chez les survivants. L’étude « Global Burden of Disease Study » menée en 2010 aux Etats-Unis, EU5 et Japon, montre que les conséquences économiques et sociales de l’hémorragie intracérébrale sont en augmentation, tandis que la mortalité y est plus faible par rapport au reste du monde (30% dans ces pays, par rapport à 50% au niveau mondial). Il y a donc dans ces pays une forte attente des organismes de remboursement pour de nouveaux traitements de l’hémorragie intracérébrale afin de diminuer l’impact économique de cette pathologie.