L’AVC

Un besoin médical non satisfait !

L’AVC est la première cause de handicap acquis d’origine non-traumatique à l’âge adulte et touche plus de 17 millions de personnes par an dans le monde.

L’AVC ou l’accident vasculaire cérébrale est un déficit neurologique, consécutif à une défaillance brutale de la circulation sanguine dans une région du cerveau. Il survient à la suite de l’obstruction ou bien de la rupture d’un vaisseau sanguin et provoque la mort des cellules nerveuses qui sont alors privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions. Les deux types de défaillance vasculaires sont appelés respectivement AVC Ischémique (obstruction du vaisseau sanguin) ou AVC Hémorragique (rupture du vaisseau sanguin).

L’AVC dit ischémique, provoqué par l’obstruction de vaisseaux sanguins dans le cerveau représente 85% des cas de personnes victimes d’AVC dans le monde. Il est la conséquence de la formation d’un caillot sanguin formé soit par la rupture d’une plaque d’athérome sur la paroi de l’artère, soit par la migration d’un caillot formé dans le cœur chez un patient atteint d’une pathologie cardiaque appelée fibrillation auriculaire.

L’hémorragie intracérébrale spontanée, ou accident vasculaire cérébral hémorragique (AVC-H), est le deuxième type le plus fréquent, représentant 10 à 15% des AVC. Ce dernier résulte d’une fuite de sang d’une artère cérébrale suite à une rupture spontanée de ce vaisseau. Cette rupture est la conséquence de la rigidification des vaisseaux (tabagisme, hypercholestérolémie, hypertension artérielle notamment). La présence de sang dans le cerveau entraine alors la mort des neurones avoisinants.

L’hémorragie intracérébrale engage le pronostic vital ou expose à un handicap majeur. La mortalité à 30 jours est de 30% à 50%, dont la moitié survient dans les 2 jours suivant l’accident, et seulement 25% des patients conservent leur autonomie fonctionnelle à 6 mois. L’âge moyen est de 69 ans, et l’incidence est plus élevée dans la population active.

Les conséquences :

Les séquelles provoquées par un AVC vont très largement dépendre de la région du cerveau qui est touchée. Les différentes conséquences de l’AVC sont ainsi assez diverses :

– Une paralysie partielle ou totale
– Perte de mémoire, troubles de la vision, incapacité d’écrire …etc.
– Perte de connaissance ou décès de la personne

Alors qu’il existe aujourd’hui des solutions d’urgence pour le traitement des formes ischémiques, il n’y a actuellement pas de traitement spécifique approuvé pour les formes hémorragiques d’AVC et leur prise en charge médicale aigüe est limitée aux soins intensifs, malgré les séquelles invalidantes graves et l’impact économique élevé. En l’absence d’alternative thérapeutique, le besoin médical est donc majeur dans cette indication.

Le fardeau économique de la maladie :

L’hémorragie intracérébrale constitue un fardeau de santé publique avec un impact économique important, incluant les arrêts prolongés de l’activité professionnelle et le coût des soins médicaux nécessaires après la sortie de l’hôpital.
En France, les séquelles graves d’une hémorragie intracérébrale sont considérées comme une Affection Longue Durée, ce qui signifie que toutes les dépenses de soins de santé sont prises en charge par le système de protection sociale : € 12,860 par patient et par an pour une dépense directe de M€ 1 430 chaque année sur ces seules ALD.

Aux Etats-Unis, les coûts engagés pour les frais d’hospitalisation initiaux sont de $ 28 360 par patient victime d’hémorragie intracérébrale et les coûts après la sortie de l’hôpital sont de $ 16 035 la première année.

Grâce à l’amélioration des procédures d’urgence, le risque de décès est en baisse. Pour autant, la perte d’autonomie prolongée augmente chez les survivants. L’étude « Global Burden of Disease Study » menée en 2010 aux Etats-Unis, EU5 et Japon, montre que les conséquences économiques et sociales de l’hémorragie intracérébrale sont en augmentation, tandis que la mortalité y est plus faible par rapport au reste du monde (30% dans ces pays, par rapport à 50% au niveau mondial). Il y a donc dans ces pays une forte attente des organismes de remboursement pour de nouveaux traitements de l’hémorragie intracérébrale afin de diminuer le fardeau économique de la maladie.