Traitement en phase aigue des AVC

L’objectif du traitement des AVC est d’éviter les complications, notamment décès et handicap sévère consécutifs à ce type d’événement aigu. Un traitement en urgence apparait donc logique pour atteindre cet objectif.

Dans le cas des AVC ischémiques, l’administration précoce d’altéplase (dans les 3 heures suivant l’apparition des symptômes selon les recommandations US, dans les 4,5 heures selon les recommandations EU), visant à détruire le caillot artériel qui est la cause de cette forme d’AVC, a fait la preuve de son efficacité, et a permis l’enregistrement de ce produit, appelé thrombolytique, dans cette indication. Une administration plus tardive semble inefficace et dangereuse du fait du risque d’induire une hémorragie. Cette situation rend l’utilisation de ce traitement très limitée (à peine 10% des cas) car les patients arrivent souvent trop tard dans l’unité neurovasculaire qui les prend en charge. Cependant, les récents essais visant à effectuer une thrombectomie instrumentale, c’est-à-dire à retirer le caillot à l’aide d’un cathéter artériel, suggèrent un potentiel d’efficacité de cette procédure à un stade plus tardif (au-delà des 4,5 heures) chez des patients bien sélectionnés.

Dans le cas des AVC hémorragiques, aucun traitement n’a à ce jour fait la preuve de son efficacité. C’est l’objectif recherché par Op2Lysis d’apporter une solution thérapeutique simple à mettre en œuvre et rapidement efficace pour diminuer le volume de l’hématome intracérébral qui s’est constitué chez ces patients et dont l’action compressive et inflammatoire est à l’origine des graves séquelles de cette forme d’AVC